Chef du d’Vins

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Aux fourneaux Dans les cuisines du d'Vins, Marvin Lattrez utilise notamment des techniques originales comme la cuisson sous vide et à basse température.

Marvin Lattrez allie créativité et qualité

Depuis son ouverture en avril 2016, le restaurant d’Vins fait le bonheur des gastronomes de la capitale. Sa cuisine raffinée et originale, servie dans un cadre chaleureux, en fait l’un des meilleurs établissements de Kinshasa. Rencontre avec son Chef français.

Avant de prendre les commandes des cuisines du d’Vins, quel a été votre parcours ? J’ai fait mes études en France, dans un lycée professionnel de Tulle, en Corrèze. J’ai ensuite exercé de 2006 à 2011 dans différents établissements en France : « Le Jardin des Sens » à Montpellier (1 étoile au Guide Michelin), « Le Moulin de la Gorce » à La Roche-l’Abeille, dans la Haute-Vienne (1 étoile au Guide Michelin), le restaurant du musée du Président Jacques Chirac en Corrèze. Après ces expériences, j’ai pris la direction de la Suisse où j’ai commencé mon premier voyage. Cette expérience m’a porté en Thaïlande où je suis devenu

Aux fourneaux Dans les cuisines du d’Vins, Marvin Lattrez utilise notamment des techniques originales comme la cuisson sous vide et à basse température.
le Chef traiteur privé pour un boucher de l’île de Koh Samui. De là, j’ai gagné la République Démocratique du Congo pour travailler avec un grand Chef argentin, Nicolas Delgado, membre de l’Académie culinaire de France. Nous étions début 2014 et je suis devenu officiellement Chef de cuisine du restaurant Gekkos à Kinshasa. En juin 2015, j’ai accompagné ma femme pour ses études à Melbourne, en Australie. Là-bas, j’ai travaillé dans la plus grande société de catering (traiteur, ndlr ) d’Australie. En mai 2016, l’opportunité de faire vivre un restaurant à Kinshasa s’est présentée et je l’ai saisie. Désormais, me voilà Chef du restaurant d’Vins tenu par Alda et Rui Vidal.
En élaborant la carte du restaurant, quel a été votre philosophie ?
La philosophie de départ de la création du menu à d’Vins était « l’alignement ». La carte
propose se devait d’être à la fois chic et décontractée, à l’image du lieu.
Quels sont les produits et saveurs que vous souhaitez mettre en avant ?
Les produits et saveurs qui sont mis en avant chez d’Vins sont, bien entendu, les saveurs méditerranéennes, de par l’origine portugaise des propriétaires et du concept du restaurant, de mes origines françaises mais aussi de par mes expériences à l’international qui se reflètent dans ma cuisine.
Sans dévoiler tous vos secrets, quelles techniques utilisez-vous ?
J’utilise beaucoup de techniques originales. Je dirais que la base que j’ai apprise ne change pas. En revanche, l’innovation de ma cuisine se trouve dans la technicité : utilisation de matériel type sonde à cuisson basse température, du materiel de cuisson assez précis, cuisson sous vide, siphons à gaz pour les espumas, matériel pour realizer un peu de cuisine moléculaire. Et bien sûr, l’étude des nouvelles tendances culinaires parce que celles-ci évoluent sans cesse.
Enfin, quels sont vos projets pour le restaurant ?

La touche portugaise: nés en RDC, Alda et Rui Vidal, propriétaires heureux du d’Vins, ont apporté à la carte quelques plats de leur pays d’origine, le Portugal.
Mes projets pour le restaurant sont bien sur la prospérité. C’est un lieu généreux où l’on se sent bien, avec l’envie de toujours bien faire et de donner satisfaction aux clients. Nous
souhaitons que les gens viennent pour profiter d’une prestation de restauration sans prétention et agréable, pour le cadre. Et si les gens reviennent parce qu’ils ont apprécié tel ou tel plat, alors c’est une satisfaction supplémentaire!